La répression syndicale atteint un niveau inédit en France

07 février 2026 | Ecrit par Patrice MARCHAND

Alors que la répression syndicale atteint un niveau inédit en France, la mise en examen, en décembre dernier, de la Secrétaire générale de la CGT a marqué un nouveau seuil.

Cette procédure vise à faire taire

Si les tentatives d’intimidation contre le mouvement syndical ne sont pas nouvelles, viser directement la dirigeante de l’une des principales organisations syndicales du pays constitue une attaque d’une gravité sans précédent. Cette procédure, initiée par un lobby patronal financé par l’extrême droite, vise à faire taire toute organisation syndicale qui dénonce les pratiques patronales et défend les droits des travailleurs et travailleuses. 

Au-delà de la personne de la secrétaire générale de la CGT, avec cette plainte, c’est l’ensemble des libertés syndicales qui sont visées. Or ces libertés sont fondamentales : elles constituent l’un des piliers du fonctionnement démocratique et de l’État de droit.

Chercher à en entraver l’exercice constitue une atteinte grave à un droit essentiel, le droit syndical, protecteur de l’ensemble du monde du travail. Au-delà de cette affaire, la CGT alerte sur une tendance inquiétante : c’est la cinquième procédure judiciaire contre un·e membre du bureau confédéral de la CGT en deux ans. Sur le terrain, des centaines de militants et militantes font face à une répression de plus en plus décomplexée sur leurs lieux de travail et dans leurs pratiques syndicales. Pour la CGT,
cette stratégie d’intimidation vise à réduire au silence toutes celles et ceux qui défendent l’intérêt général et les travailleurs et travailleuses.

C’est dans ce contexte que la CGT lance sa campagne nationale de défense des libertés syndicales à l’occasion d’un grand meeting organisé à la Bourse nationale du travail. Le choix de ce lieu historique, symbole des luttes sociales, en dit long sur la gravité du moment que nous traversons et l’urgence de la mobilisation.

Pour lire la suite, c’est ici  La répression syndicale atteint un niveau inédit en France

Meeting national pour les libertés syndicales

05 février 2026 | Ecrit par Patrice MARCHAND

Alors que la répression syndicale atteint un niveau inédit, la CGT a lancé sa campagne pour les libertés syndicales par un meeting revendicatif et festif à Montreuil le 4 février 2026.

Répression syndicale tous azimuts

L’usage d’une expression populaire peut désormais valoir une mise en examen. La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, en a fait les frais en fin d’année dernière. Pourtant, par la phrase « Les rats quittent le navire », elle ne décrivait qu’une réalité : les menaces de délocalisations par les grands patrons, prêts à tout pour augmenter leurs profits.

Ce n’est évidemment qu’un prétexte, et cette procédure bâillon est une pierre de plus dans la vaste stratégie d’intimidation contre celles et ceux qui défendent l’intérêt des travailleur·ses dans les entreprises :

  • cinq dirigeant·es confédéraux·les sont ou ont été visé·es par une procédure judiciaire depuis 2023 ;
  • des centaines de militant·es inquité·es – voire harcelé·es ou réprimé·es – chaque jour dans le cadre de leur activité syndicale ;
  • l’extrême-droitisation de la société, et en particulier du grand patronat, amplifie grandement le phénomène.

Ça ne peut plus durer

Les libertés syndicales demeurent un pilier indispensable de la démocratie et du progrès social – elles doivent être protégées et renforcées.
La CGT ouvre sa campagne de défense des libertés syndicales par un grand meeting le 4 février 2026, animé par Guillaume Meurice en partenariat avec Radio Nova, au siège de la CGT.

Objectif : mettre en évidence l’ampleur des répressions et discriminations syndicales, mais aussi et surtout mettre en lumière les propositions, les actions et les alliances nécessaires pour protéger les libertés syndicales.

 

28 janvier 2026 | Ecrit par Patrice MARCHAND

Solidarité Groënland

25 janvier 2026 | Ecrit par Patrice MARCHAND

Attaque contre le 1er Mai férié

18 janvier 2026 | Ecrit par Patrice MARCHAND