Alors que la répression syndicale atteint un niveau inédit en France, la mise en examen, en décembre dernier, de la Secrétaire générale de la CGT a marqué un nouveau seuil.
Cette procédure vise à faire taire
Si les tentatives d’intimidation contre le mouvement syndical ne sont pas nouvelles, viser directement la dirigeante de l’une des principales organisations syndicales du pays constitue une attaque d’une gravité sans précédent. Cette procédure, initiée par un lobby patronal financé par l’extrême droite, vise à faire taire toute organisation syndicale qui dénonce les pratiques patronales et défend les droits des travailleurs et travailleuses.
Au-delà de la personne de la secrétaire générale de la CGT, avec cette plainte, c’est l’ensemble des libertés syndicales qui sont visées. Or ces libertés sont fondamentales : elles constituent l’un des piliers du fonctionnement démocratique et de l’État de droit.
Chercher à en entraver l’exercice constitue une atteinte grave à un droit essentiel, le droit syndical, protecteur de l’ensemble du monde du travail. Au-delà de cette affaire, la CGT alerte sur une tendance inquiétante : c’est la cinquième procédure judiciaire contre un·e membre du bureau confédéral de la CGT en deux ans. Sur le terrain, des centaines de militants et militantes font face à une répression de plus en plus décomplexée sur leurs lieux de travail et dans leurs pratiques syndicales. Pour la CGT,
cette stratégie d’intimidation vise à réduire au silence toutes celles et ceux qui défendent l’intérêt général et les travailleurs et travailleuses.
C’est dans ce contexte que la CGT lance sa campagne nationale de défense des libertés syndicales à l’occasion d’un grand meeting organisé à la Bourse nationale du travail. Le choix de ce lieu historique, symbole des luttes sociales, en dit long sur la gravité du moment que nous traversons et l’urgence de la mobilisation.
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