Dans la rue contre les agressions de «Jupiter»

06 octobre 2018 | Ecrit par Patrice MARCHAND |

Dans la rue contre les agressions de «Jupiter»

«  La réforme de l’assurance chômage avec sa dose de dégressivité annoncée sans négociation, c’est 4 milliards d’économies sur trois ans, sur le dos des chômeurs. On leur fait payer le fait qu’ils n’ont plus d’emploi ! Et dans le même temps, le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) va coûter 40 milliards en 2019, sans créer aucun emploi », fustige d’emblée Bruno Rossi, secrétaire général adjoint de la CGT.

À ses côtés, hier soir, les autres syndicalistes aubois partagent la même colère. « C’est une attaque contre le système social dans sa globalité  », dénonce le leader de FO, Arnaud Marchal, avant d’énumérer une litanie de suppressions d’emploi.

Avec les 2 100 postes en moins dans les Caisses d’allocations familiales, les 120 000 postes supprimés dans la fonction publique, les 26 000 postes d’enseignants cisaillés lors de la prochaine rentrée… « 120 000 fonctionnaires en moins, c’est 5 milliards d’économies, explique Francis Gamon. Mais c’est une escroquerie : ce que veut Macron, insiste le responsable de la FSU, c’est s’attaquer au statut, réduire l’emprise du public et privatiser les services publics. »

« Le gouvernement s’attaque aussi à l’hôpital public, renchérit Arnaud Marchal. On lui demande de devenir rentable sur le dos des malades et des agents qui sont déjà en pleine souffrance, quand on voit les témoignages des aides-soignantes dans les Ehpad. On veut nous faire croire qu’on n’a plus d’argent alors qu’on distribue des milliards pour les entreprises et qu’on vient d’annoncer l’explosion des dividendes aux actionnaires. Les milliards, le gouvernement pourrait les prendre dans la poche des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon, NDLR). Pourtant, il les connaît, le président Jupiter !  »

« Ce sont les «premiers de cordée» d’après Macron, mais on ne voit pas vraiment le ruissellement dont parle notre président Jupiter, si ce n’est, constate Bruno Rossi, qu’il ruisselle vers le haut et non vers le bas. »

« Beaucoup de retraités ne peuvent plus se payer de lunettes et se refaire les dents. Et Macron gèle les pensions », dénonce Chantal Gervais (retraités CGT). « Mardi, résume Bruno Rossi, on sera dans la rue pour dénoncer toutes les agressions de Jupiter. »

Outre les appels à la grève lancés par les syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires, trois manifestations sont prévues mardi 9 octobre à Troyes (à 10 h, place de la Libération), Romilly-sur-Seine (à 9 h, au rond-point de Leclerc à La Belle-Idée) et à Bar-sur-Aube (à 15 h 30, place de la mairie). Une délégation intersyndicale doit être reçue à la préfecture de Troyes, mardi à 9 h 30.

Tous dans la rue le 9 octobre !

05 octobre 2018 | Ecrit par Patrice MARCHAND |

Tous dans la rue le 9 octobre !

jeudi 4 octobre 2018

Retrouvez l’ensemble des rendez-vous (heure et lieu) dans votre département sur la carte ci-dessous (mise à jour régulièrement au fil des informations remontées).

Les organisations syndicales de travailleurs, d’étudiants et de lycéens – la CGT, FO, Solidaires, Unef et UNL – appellent à une mobilisation interprofessionnelle le 9 octobre 2018 contre la politique de destruction de notre modèle social qui est à l’œuvre, favorisant les inégalités et la casse des droits collectifs. Face à la logique d’individualisation qu’ils tentent d’imposer, la solidarité et la justice sociale se retrouvent mises à mal, fragilisant les plus faibles, les plus précaires, les plus démunis.

Au moment où est annoncée une fois encore l’explosion des dividendes en France et dans le monde, la CGT appelle le gouvernement à enfin mener une politique de partage des richesses pour augmenter les salaires, les pensions et les minima sociaux. Pour que ce dernier entende les attentes sociales multiples qui s’expriment et ne soit plus seulement guidé par l’obsessionnelle diminution de la dépense publique.

Pour la suite de l’article et les lieux de rendez-vous     C’est ici Suite de l’article

9 octobre 2018 : Journée de grève et manifestation

02 octobre 2018 | Ecrit par Patrice MARCHAND |

Pour les organisations syndicales de salariés, d’étudiants et de lycéens – la CGT, FO, FSU, Solidaires et l’UNEF – un constat s’impose et se renforce, celui d’une politique idéologique visant à la destruction de notre modèle social, favorisant notamment l’explosion des inégalités et la casse des droits collectifs.

Cette politique, ainsi que les mesures encore récemment annoncées par le gouvernement, relèvent d’une logique d’individualisation mettant à mal la solidarité et la justice sociale, valeurs essentielles de la cohésion sociale, et fragilisant une fois de plus les plus faibles, les précaires et les plus démunis. […]

ROMILLY SUR SEINE 
Rassemblement à 9 h 00 au rond-point de Leclerc à la Belle Idée

TROYES
Rassemblement à 10 h 00 Place de la Libération (devant la Préfecture) et manifestation

BAR SUR AUBE
Rassemblement à 15 h 30 Place de la Mairie et manifestation

pour télécharger le tract complet

LE 9 OCTOBRE 2018 : Mobilisation nous sommes tous concernés !

19 septembre 2018 | Ecrit par Patrice MARCHAND |

Pour les organisations syndicales de salariés, d’étudiants et de lycéens – la CGT, FO, Solidaires et l’UNEF – un constat s’impose et se renforce, celui d’une politique idéologique visant à la destruction de notre modèle social, favorisant notamment l’explosion des inégalités et la casse des droits collectifs.

Cette politique, ainsi que les mesures encore récemment annoncées par le gouvernement, relèvent d’une logique d’individualisation mettant à mal la solidarité et la justice sociale, valeurs essentielles de la cohésion sociale, et fragilisant une fois de plus les plus faibles, les précaires et les plus démunis.

ROMILLY SUR SEINE
Rassemblement à 9 h 00
au rond-point de Leclerc à la Belle Idée

TROYES
Rassemblement à 10 h 00
Place de la Libération (devant la Préfecture) et manifestation

BAR SUR AUBE
Rassemblement à 15 h 30
Place de la Mairie et manifestation

Pour télécharger le tract complet

Il y a un pognon de dingue pour éradiquer la pauvreté.

14 septembre 2018 | Ecrit par Patrice MARCHAND |

La pauvreté ne mérite pas des déclarations de bonnes intentions. Elle doit être éradiquée.

Suivant, à la lettre, la déclaration du Président « on dépense un pognon de dingue », le plan pauvreté, comme tous ceux qui sont mis en œuvre depuis des années, déclare vouloir faire mieux avec moins.

On connaît déjà l’efficacité de ce type de plan.
De quoi parle-t-on ?
En France, est considéré comme pauvre tout individu vivant dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur à 60% du niveau de vie médian (1 015 euros par mois pour une personne isolée en 2015). Cela représente 14,2% de la population française.

-  Parmi cette population pauvre, 1/3 sont des salariés.
Pour ceux-là, le gouvernement ne prévoit rien. La CGT propose d’engager partout des négociations salariales, d’augmenter le Smic immédiatement à 1 800 euros, d’agir pour l’égalité professionnelle femme/homme et de sanctionner les employeurs qui imposent le temps partiel à ses salariés.
-  Parmi cette population pauvre, il y a les privés d’emploi dont 1 sur 2 n’est pas indemnisé ; et le gouvernement et le patronat envisagent encore d’économiser 1 à 4 milliards sur les allocations.
-  Parmi cette population pauvre, il y a un tiers d’enfants. Si nous ne pouvons que nous féliciter de l’annonce de 30 000 postes de crèche (si les aides aux départements sont effectives, ce qui n’est pas le cas actuellement), un verre de lait au petit-déjeuner ne suffira pas à transformer un système éducatif qui accentue les inégalités sociales alors qu’il devrait les réduire.
-  Parmi les 8,8 millions de pauvres, 1 million sont des retraités.
Pour ceux-là, M. Macron leur a dit de se serrer la ceinture.
La CGT propose que les pensions de retraites soient immédiatement augmentées et indexées sur le salaire moyen.
-  Parmi cette population pauvre, il y a les bénéficiaires du RSA.
Là aussi, 1/3 de ceux qui y ont droit n’engagent pas la démarche pour en bénéficier. Il faut y remédier.
Le gouvernement entend regrouper l’ensemble des minimas sociaux y compris l’APL, dans un revenu universel d’activité (sans donner le montant) qui serait supprimé, si le bénéficiaire refuse à 2 reprises une offre d’emploi.
On connaît déjà le résultat d’une telle approche. Elle oblige le bénéficiaire à accepter n’importe quel boulot et donc l’éloigne de l’indispensable épanouissement que chacun doit avoir au travail et, surtout, elle permet de tirer vers le bas les salaires et les conditions de travail de tous les autres salariés.
Pour un meilleur accompagnement des bénéficiaires du RSA, il ne faut pas, dans un même temps, envisager de supprimer 2 100 conseillers CAF d’ici 2022, de nombreux conseillers pôle emploi (la ministre n’ose pas annoncer le chiffre) et 50 000 fonctionnaires, notamment dans la fonction publique territoriale, qui est au cœur du dispositif de proximité. Il faut donc, au contraire, renforcer les moyens des services publics et des associations qui agissent, au quotidien, pour répondre aux besoins urgents des populations.

La CGT exige non seulement que les emplois soient maintenus mais aussi augmentés à hauteur des missions nécessaires.
Enfin, 1/3 de la population pauvre sont les jeunes de 18 à 25 ans. Pour eux, le gouvernement a déjà baissé les APL et renoncé à encadrer les loyers alors que ce secteur de dépense représente, pour certain, 60% de leur budget.

La CGT, avec les organisations de jeunesse, entend agir le 9 octobre et les prochains jours pour que ceux qui représentent l’avenir de notre pays ne soit pas sacrifiés. Fort de l’annonce de multiplier par 5 le nombre de bénéficiaires de la garantie jeune, nous devons poursuivre notre bataille pour sa généralisation et, surtout, que les moyens soient donnés aux missions locales pour y répondre correctement.

Les bénéfices du CAC 40 ont explosé en 2017 avec 94 milliards d’euros. Les aides et exonérations aux entreprises sont de 230 milliards d’euros chaque année, sans aucun contrôle.

Il y a un pognon de dingue pour éradiquer la pauvreté.

C’est sur cette base que la CGT présentera ses propositions le 17 octobre prochain, journée mondiale de refus de la misère.

Montreuil, le 13 septembre 2018