Hommage à Georges Séguy

16 août 2016 | Ecrit par Patrice MARCHAND

Une grande figure de la CGT et du syndicalisme

Hommage à Georges Séguy

C’est avec beaucoup de tristesse et d’émotion que nous avons appris le samedi 13 août 2016, le décès de Georges Séguy, à 89 ans, ancien Secrétaire Général de la CGT de 1967 à 1982.

C’est une grande figure de la CGT et du syndicalisme qui vient de nous quitter. Infatigable porteur de valeur humaine et des droits émancipateurs pour tous les salariés, c’est ce qui le guidera jusqu’à son dernier souffle.

Très tôt dans sa jeunesse, il s’engage dans la résistance au moment de la deuxième guerre mondiale.

De par son engagement en tant que premier dirigeant de la CGT, il aura à cœur de faire vivre la démocratie interne de la CGT. Tout comme, il laissera une place importante aux jeunes et aux femmes pour qu’ils/qu’elles prennent des responsabilités.

Sa responsabilité sera marquée notamment par les événements de mai 68 avec de nombreuses grèves dans les entreprises, qui conduiront à une augmentation de 35% du SMIG et de la création des sections syndicales d’entreprise, suite aux négociations de Grenelle et son relevé de conclusion.

Encore aujourd’hui, il était très attentif et au fait de l’actualité dans un monde où le capitalisme n’a plus de limite, faisant progresser la précarité et les inégalités de façon incessante. Il disait en 2013 :« Il ne suffit pas de s’indigner, il faut s’engager ».

Cette formule trouve encore tout son sens, avec la Loi travail et tous les choix politiques qui ne répondent pas aux revendications premières des salariés.

Georges Séguy sera inhumé dans la stricte intimité.

Un hommage lui sera rendu, en septembre, par la CGT.

Montreuil, le 14 août 2016

Bonnes vacances à tous !

29 juillet 2016 | Ecrit par Patrice MARCHAND

A partir du jeudi 4 aout
jusqu’au 23 aout inclus.

Le secrétariat de l’UD-CGT ne sera ouvert
que l’après-midi de 13 h 30 à 17 h

La transparence est gage de démocratie

22 juillet 2016 | Ecrit par Patrice MARCHAND

Rapport de l’IGAS sur les 35 heures

La transparence est gage de démocratie

Ainsi donc, la censure fait son retour dans les hautes sphères de l’administration ! Le rapport de l’IGAS consacré aux politiques d’aménagement et de réduction du temps de travail dans la lutte contre le chômage vient de faire l’objet d’une décision inique : le directeur de l’IGAS a décidé qu’il ne doit pas être transmis au gouvernement.

Que lui reproche-t-on ? Probablement de ne pas se couler dans le discours récurrent qui fait des 35h la cause de tous les maux de notre économie ! Au contraire le rapport, à la suite du rapport parlementaire rendu fin 2015, démontre que 350.000 emplois ont été créés entre 1998 et 2002 grâce aux 35h, ce qui justifie une nouvelle réduction du temps de travail pour créer davantage d’emplois. La CGT a initié depuis de nombreux mois une campagne pour une réduction du temps de travail à 32h. Elle se félicite de voir cette proposition portée au-delà du champ militant et confirme que cette perspective est soutenue par les salarié-e-s, comme l’a démontré en maintes occasions la mobilisation contre la loi travail et pour un code du travail du XXIe siècle.

La censure décidée par le directeur de l’IGAS est inadmissible ; elle pose aussi la question de l’évaluation des politiques publiques, de sa forme, de son contenu et de son sens. Doit-elle servir à justifier des choix politiques déjà opérés, ou poser sereinement l’appréciation et la mesure des politiques menées pour fixer de nouvelles perspectives, comme l’a récemment proposé un avis du CESE ? Pour la CGT, la réponse est vite trouvée : une évaluation impartiale et une diffusion fidèle de ses résultats sont indispensables pour restaurer la confiance dans la démocratie.

Plus que jamais la réduction du temps de travail et une modification radicale des politiques publiques est à l’ordre du jour !

Montreuil, le 19 juillet 2016

Déploiement de l’UD CGT à la Chapelle-Saint-Luc

21 juillet 2016 | Ecrit par Patrice MARCHAND

Dans le cadre de la campagne pour les élections dans les TPE, lancé fin mai à Troyes, l’UD CGT a décidé d’un nouveau déploiement cette fois sur la zone industrielle de la Chapelle Saint Luc à la rencontre des salariés des TPE (très petites entreprises moins de 10 salariés). Les militants sont passés dans les différentes entreprises de ce secteur pour leur remettre un document explicatif de ces élections et du déroulement de celles-ci.Sans titre-1

Accueil plutôt ouvert de la part de ceux qui nous ont reçus, ceux-ci ignorent bien souvent que ces élections existent. D’autres journées de ce type s’organiseront encore jusqu’en décembre.

Web20160721_103649

13718590_916896061771408_8813702911834815425_n

Elections TPE 2016

Votons CGT

Élections des TPE les enjeux :
• Participer à la désignation des juges salariés prud’homaux,
• Déterminer la représentativité des organisations
syndicales et donner de la force à la CGT pour vous
représenter, défendre les revendications des salariés
des TPE lors des négociations des conventions collectives
comme face aux pouvoirs ;
• Désigner proportionnellement les représentants CGT
salariés dans une TPE qui siégeront dans les commissions paritaires régionales interprofessionnelles.

Parallèlement une distribution de tracts pour informer de la journée nationale d’actions du 15 septembre prochain contre la loi travail

Troisième 49.3 pour une adoption aux « forceps » !

20 juillet 2016 | Ecrit par Patrice MARCHAND

Loi travail

Troisième 49.3 pour une adoption aux « forceps » !

mercredi 20 juillet 2016

Après un retour express au sénat le 19 juillet, le projet est de retour à l’assemblée pour clôturer un processus parlementaire sans débat. Sans surprise, le premier ministre vient d’annoncer le recours pour la troisième fois au 49.3.

Sondages après sondages, le rejet de cette loi régressive est massif et sans appel.

Dernier en date, le sondage Odoxa-FTI paru le 18 juillet, relève que 7 français sur 10 sont « mécontents de l’adoption définitive du projet de loi travail » et plus de la moitié d’entre eux « souhaite que les manifestations contre le texte se poursuivent ».

Dès le début le gouvernement a fait le choix de ne pas tenir compte des réelles attentes et besoins des salarié-es, et plus globalement de l’intérêt général.

Faisant fausse route dès le départ, il n’a eu de cesse de refuser le dialogue avec les organisations syndicales opposées au texte, ou encore de débattre avec les représentants élus de l’assemblée nationale.

Ce gouvernement n’a pas plus écouté celles et ceux qui se sont mobilisés, exprimés contre ce projet. Manifestations, grèves, blocages, pétitions, votations citoyennes, ont été menés et organisés de manière exemplaire, avec détermination et dans un objectif constructif.

Opposés à cette réforme régressive mais favorables à un réel projet social, un code du travail du XXIème siècle, la CGT continuera à mener cette bataille autant légitime que nécessaire.

Le gouvernement a perdu la bataille idéologique, a perdu tout crédit vis-à-vis de la population, et de surcroit à entamer les valeurs de notre République.

Notre responsabilité est bien de continuer à rassembler, à organiser, à impulser toute la force nécessaire pour en finir avec les régressions sociales et pour gagner de nouveaux droits.

C’est ce à quoi s’emploiera la CGT durant tout l’été en allant à la rencontre des salarié-e-s comme des vacancier-e-s et en proposant l’envoi au président de la République de cartes postales pour lui assurer qu’ils seront toujours mobilisés à la rentrée.

Rendez-vous le 15 septembre, pour la journée d’action interprofessionnelle décidée par l’intersyndicale.

Montreuil, le 20 juillet 2016