Une première mobilisation réussie qui appelle à des suites

03 octobre 2022 | Ecrit par Patrice MARCHAND

Une première mobilisation réussie qui appelle à des suites
Nos organisations syndicales se félicitent de cette journée de grève et de manifestations du 29 septembre 2022.
Ce sont 250.000 personnes qui ont manifesté partout en France pour obtenir une augmentation de salaire, de bourse, minimas sociaux ou de pension, dont 40.000 personnes à Paris.
Des milliers de personnes qui travaillent, dans les transports, l’éducation, l’agro-alimentaire, l’énergie, la logistique et dans bien d’autres secteurs du privé comme du public étaient en grève aujourd’hui :
Parce que l’injustice des plus riches qui se gavent de dividendes est insupportable, et que malgré de nombreuses luttes, le patronat refuse des augmentations de salaires conséquentes,
Parce que de plus en plus de travailleurs-euses, d’étudiant-es, de retraité-es , de privé-e-s d’emplois, sont dans une situation de précarité ou sombrent dans la pauvreté avec une inflation qui touche tous les produits de première nécessité, l’énergie, Parce que ce gouvernement se contente de mesurettes au lieu d’augmenter substantiellement le SMIC, les pensions, les minimas sociaux, les bourses d’études, et le point d’indice dans la fonction
publique.
Les luttes sectorielles, d’entreprises doivent continuer et s’amplifier partout.
Il faut augmenter les salaires et non l’âge légal de la retraite.
Cette journée démontre qu’une mobilisation interprofessionnelle est utile pour le rapport de force, et que malgré toutes les volontés de minimiser l’expression de cette colère sociale, les capacités de résistances sont là et peuvent s’amplifier. C’est ce à quoi nos organisations travailleront ensemble dès demain.
Paris 30 septembre 2022

Pour télécharger le communiqué intersyndical

Plus que jamais déterminés pour une juste répartition des richesses !

30 septembre 2022 | Ecrit par Patrice MARCHAND

Plus que jamais déterminés pour une juste répartition des richesses !

Ce 29 septembre 2022, journée de mobilisation interprofessionnelle unitaire, pour l’augmentation des salaires, des pensions et minima sociaux mais, aussi, contre la retraite à 65 ans, près de 200 manifestations programmées ont permis à plus de 250 000 personnes de se rassembler, partout en France.

Au vu des luttes engagées dans de nombreux secteurs professionnels, depuis des mois, autour de la question des salaires, tout portait à penser que la mobilisation par la grève allait s’amplifier et se généraliser ce jeudi.

Plus de 580 manifestant dans l’Aube ce 29 septembre

30 septembre 2022 | Ecrit par Patrice MARCHAND

 

Après la prise de parole intersyndicale. Plus de 450 manifestants ce matin à Troyes ont défilé dans les rues du centre-ville. 50 à Bar-sur-Aube et 80 à Romilly-sur-Seine.
 
Nous sommes résolus à mettre fin à un système de plus en plus remis en cause par l’accroissement des inégalités et de la pauvreté, les ruptures de chaines d’approvisionnement, les dérèglements climatiques et les guerres économiques et militaires, et nous lâcheront rien !
 
OUI à l’augmentation des salaires, NON à l’augmentation de l’âge du départ à la retraite !
 
STOP à la casse sociale Quand on sème la misère on récolte la colère.

L’avortement est une liberté fondamentale

28 septembre 2022 | Ecrit par Patrice MARCHAND

  « N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant. Simone de Beauvoir » .

L’avortement est une liberté fondamentale, inscrite dans des conventions internationales auxquelles la quasi-totalité des États a souscrit. Il s’agit d’un droit indispensable à la santé des femmes, à leur émancipation, à leur scolarisation, à leur accès au travail et donc à leur autonomie financière. En dépit de ces engagements et des multiples recommandations de l’ONU, de nombreux pays continuent à interdire ou à restreindre l’accès à l’avortement. 

En France, nous avons gagné par la mobilisation l’allongement des délais permettant d’avorter, qui sont passés de douze à quatorze semaines. Cependant, la possibilité pour les sages-femmes de réaliser des interruptions volontaires de grossesse (IVG) instrumentales n’est pas effective, car le gouvernement n’a toujours pas sorti le décret d’application ! Du fait de la politique d’austérité conduite dans les hôpitaux, cent cinquante centres IVG ont fermé ces quinze dernières années, rendant ainsi toujours plus difficile l’accès à l’avortement, notamment pour les femmes les plus jeunes et les plus précaires. À cela s’ajoute, encore aujourd’hui, le fait que certains médecins invoquent la clause de conscience pour refuser d’en réaliser et que de nombreux hôpitaux refusent d’en pratiquer après dix semaines de grossesse !  

Les droits sexuels, acquis de haute lutte et inscrits dans la loi grâce à notre mobilisation, sont un préalable à l’égalité femmes hommes : contraception, avortement, éducation aux sexualités, lutte contre le VIH/sida sont indissociables et doivent s’appliquer de la même façon sur tout le territoire !  

LA CGT DEMANDE :

  • la suppression de la clause de conscience spécifique à l’IVG. Rappelons qu’en Italie, où plus de 80 % des médecins refusent de pratiquer l’avortement, la clause de conscience n’est pas un enjeu symbolique, mais un véritable problème de santé publique ; 
  • l’augmentation des moyens et des personnels, le renforcement et la réouverture des centres IVG menacés par les lois hospitalières régressives ; 
  • la prise en charge à 100 % des moyens de contraception, le renforcement de l’éducation sexuelle en direction des jeunes et l’allongement du délai légal de pratique de l’IVG ; 
  • une meilleure formation de l’ensemble des personnels soignants ; • l’inscription du droit à l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et dans la Constitution française.

Pour télécharger ce tract en pdf

JNA du 29 septembre

27 septembre 2022 | Ecrit par Patrice MARCHAND